Le multilinguisme est précieux
Le bi-tri-multilinguisme est le plus précieux pour vivre pleinement notre vie !
Il est essentiel de libérer l'utilisation de la langue (où, quand et avec qui une langue est parlée) de toute question politique ou d'appartenance ethnique ou religieuse.
Parler deux langues ou plus est une ouverture sur le monde, sur des cultures différentes et une capacité à être et à vivre dans une certaine flexibilité et tolérance de la différence.
Il n'est pas vrai que l'apprentissage d'une nouvelle langue peut nuire à la connaissance de la première ou d'une autre langue. C'est peut-être encore le point de vue de nombreux enseignants qui sont monolingues et qui vivent dans des pays essentiellement monolingues, souvent avec un passé colonial.
Pour les enfants monolingues de la culture et de la langue dominantes du pays d'accueil, il est très instructif et éclairant d'avoir des amis qui peuvent passer d'une langue à l'autre lorsque les circonstances l'exigent et que des émotions différentes doivent être exprimées.
Si les enfants sont bi- ou trilingues dès la naissance et utilisent leur langue dans les mêmes relations et contextes spécifiques, la perte ou le découragement de l'utilisation d'une langue les coupera de relations importantes et d'un sentiment d'appartenance.
Par exemple, ils peuvent ne plus être en mesure de parler avec leurs grands-parents et de se sentir à l'aise dans leur pays d'origine ou dans les régions d'origine de leur père ou de leur mère.
Lorsque les enfants et les adultes sont en situation de détresse et d'anxiété graves, ils ont besoin de (re)nouer des relations sûres et affectueuses dans leur(s) langue(s) maternelle(s) avec les membres de leur famille et/ou d'autres adultes qui s'occupent d'eux.
Il ne s'agit pas seulement de leur permettre de choisir leur propre mode d'expression verbale et d'entendre du réconfort et des explications dans une langue qu'ils comprendront immédiatement. Il s'agit également de respecter leur monde et leur identité lorsqu'ils se sentent menacés.
Lorsqu'il n'y a pas de langage commun entre les enfants
- parce que la langue du pays d'accueil n'est pas encore acquise,
- ou le réfugié ne parle pas la/les langue(s) dominante(s)
- ou le(s) soignant(s) ne connaît(connaissent) pas la langue des réfugiés
il est essentiel alors de proposer d'autres formes d'expression avec différents supports créatifs.
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